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LVMH inaugure son école d'horlogerie

Comme toujours, Jean-Claude Biver a eu le sens de l'image qui frappe. A la fin de la conférence de presse, dans les locaux chaux-de-fonniers de TAG Heuer, le patron du pôle horloger du groupe LVMH s'est mis à genoux devant douze apprentis des manufactures du groupe. «La voilà, l'image du futur. Les vieux, à genoux devant la génération de demain!» Les officiels du canton et de la Métropole horlogère présents pour l'occasion ont applaudi de bon coeur.

Vendredi a été officialisée la création d'une nouvelle école d'horlogerie qui rassemblera les apprentis des manufactures de TAG Heuer et de Zenith. Cette école sera rattachée à l'Institut des métiers d'excellence de LVMH (IME), un programme de formation imaginé par la directrice des ressources humaines du groupe aux 130?000 employés, la Suissesse Chantal Gaemperle.

«On est apprenti LVMH dans le monde»


S'inspirant de la formation duale helvétique, ce programme a pour objectif de «conserver et de révéler les talents, tout en profitant du fait d'être un groupe comptant 70 maisons», résume Chantal Gaemperle. «On n'est plus apprenti chez TAG Heuer à La Chaux-de-Fonds. On est apprenti LVMH dans le monde. Ces jeunes peuvent désormais imaginer changer de pays, changer de poste et changer de marque au fil de leur carrière», ajoute Jean-Claude Biver. Cette nouvelle école ne proposera pas de formation continue, pour laquelle les marques continueront de faire appel à leurs autres partenaires.

Lancé en France en 2014, l'IME s'est aujourd'hui étendu à différents pays et propose seize formations qualifiantes allant de la maroquinerie au vin en passant par la communication ou la vente. «Cela a commencé modestement, avec 28 apprentis. Mais nous sommes déjà plus de 200, qui ont été accueillis à la rentrée à Paris par Bernard Arnault», relève Chantal Gaemperle.

Du El Primero à la montre connectée


Concrètement, dans le cas de l'horlogerie, les douze apprentis actuellement en formation dans les manufactures du haut du canton de Neuchâtel suivront les enseignements théoriques au Centre interrégional de formation des montagnes neuchâteloises (CIFOM) et réaliseront leurs stages pratiques chez Zenith et TAG Heuer. «Ils seront ainsi exposés à différents produits, du mythique mouvement El Primero à la montre connectée», résume Philippe Rudolf, responsable des ressources humaines de la seconde marque.

Cela ne s'arrêtera pas là. Un effort particulier sera par exemple mis sur l'apprentissage de l'anglais. Et ils participeront ponctuellement à des activités internationales avec les 200 autres apprentis du groupe. «C'est comme un CFC, mais avec quelque chose en plus. Ils iront par exemple voir comment Louis Vuitton fabrique des sacs ou tient une boutique», cite Jean-Claude Biver.

Un engagement en faveur de l'emploi


A noter que si Hublot n'est pas rattachée à cette école ? étant basée à Nyon, la marque travaille avec l'école d'horlogerie de la Vallée de Joux ? ses apprentis pourront tout de même rejoindre ponctuellement leurs homologues neuchâtelois pour certaines excursions.

A l'heure du coup de froid que traverse l'industrie horlogère, cette annonce est une preuve que LVMH «s'engage fortement pour l'emploi, notamment celui des jeunes», insiste Chantal Gaemperle. Plus direct, Jean-Claude Biver conclut: «Dans cette crise, il n'y a pas de marques faibles ni de mauvaises marques. Il n'y a que de mauvais managers. Cette école est une façon de répondre à ce problème.»

 

(source LeTemps)

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